CASTELLIVE reprend vie pour une 3ème édition

Festival du village de Duillier, au-dessus de Nyon, le CastelLive se veut accessible pour tous et hors des sentiers battus. Avec une programmation éclectique, l’événement espère réunir une communauté d’ici et d’ailleurs, attirée par les pépites musicales suisses inscrites à la programmation.

C’est une troisième édition qui s’annonce grandiose pour le CastelLive, et qui prévoit de grands changements bénéfiques à tous. Premièrement, une soirée supplémentaire est au programme le mercredi soir, ce qui réjouit tant les organisateurs que les festivaliers. Ensuite, c’est un artiste non-issu de la culture suisse qui s’intègre à la programmation d’habitude 100% suisse, et qui n’a pas manqué de faire un Sold Out trois semaines avant l’événement. Ce n’est autre que le cultissime groupe français de hip-hop MANAU, connu pour ses célèbres chansons « La Tribu de Dana », « Mais qui est la belette ?» ou encore « Panique celtique », nom éponyme de l’album sorti en 1998, qui offrira un concert aux sonorités celtiques lors de cette soirée additionnelle, ce soir. Ayant bercé toute une génération des années 2000, le groupe a fait mouche auprès des habitants de La Côte qui se sont empressés d’acheter les quelques 500 billets mis en vente.

Car oui, le magnifique Château de Duillier permet d’accueillir un nombre fixe de spectateurs et bénévoles, qui ne doit pas dépasser les 600 personnes par soir. À quoi beau vendre 1000 billets si c’est pour être au fond de la cours et ne pas voir le concert ? Absolument pas élitiste ou désireux de rendre l’événement « sélect », le comité du CastelLive veut simplement que l’événement soit de qualité, tant pour les artistes que les festivaliers.

Et si CastelLive survit au milieu des gros de la région, tels que Paléo et Caribana, c’est grâce à des prix accessibles, une mise en avant des produits du terroir côté cuisine, une mise en lumière des artistes du cru, et bien entendu, ce cadre enchanteur du château. Aussi, l’événement prend de l’ampleur. Et les budgets croissent aussi. En 2017, c’était un cachet total de CHF 18’000.- qui était alloué. Cette année, avec un soir supplémentaire et un artiste de taille, le budget est plus du double, s’élevant à CHF 40’000.-. De quoi voir les choses en grand !

À quelques heures du début des festivités, nous avons rencontré la présidente du comité du CastelLive, Sophie Humbert, également vigneronne du château. Et c’est tout naturellement, sans stress, qu’elle se prête au jeu des questions-réponses, alors que les derniers préparatifs s’organisent.

The Swiss Diary : Et voilà la troisième édition du CastelLive qui arrive. Crainte ? Peur ? Joie ?
S.H : Nous nous réjouissons de cette nouvelle édition du CastelLive. Quand on regarde avec un peu de recul ce qui s’est déjà passé, nous ne pouvons qu’être heureux du chemin que nous avons fait. La première édition, nous avions eu 300 festivaliers au total, l’année dernière 1300 personnes. Pour cette édition 2019, avec un jour supplémentaire, nous pensons atteindre les 2000 festivaliers sur quatre soirs. Il y a eu une belle ampleur avec cet événement qui ne se déroule qu’un an sur deux. Alors, je dirais « joie » !

Chaque année, vous vous focalisez sur des artistes suisses, plus ou moins connus, afin de mettre en avant la culture musicale du pays. Or cette année, le groupe français MANAU a rejoint la programmation. Une envie de varier l’affiche du CastelLive ?
S.H : Alors MANAU, c’était une petite folie. A l’initial, nous cherchions à programmer un groupe suisse de grande influence, mais ceux que nous voulions n’étaient pas disponibles pour la date. On s’est même demandé s’il fallait garder cette date supplémentaire du mercredi soir. Puis un des membres à proposer MANAU et cela nous a semblé une très bonne idée, même si ce n’est pas un groupe suisse. À voir la rapidité à laquelle les billets se sont vendus, c’est que les festivaliers ont apprécié l’idée.

Quelle est la plus-value de votre festival ?
S.H : Nous désirons programmer uniquement des groupes suisses, à par MANAU cette année, car il y a de véritables pépites musicales chez nous et il faut les faire découvrir. Nous avons à cœur de les mettre en avant. De plus, tout est organisé de façon à faire vivre les entreprises locales, tant pour ce qui est de l’infrastructure ou de la décoration. Pour tout ce qui est question de nourriture et boissons non alcoolisées, nous faisons appel aux bouchers, boulangers et producteurs de la région. Quant aux vins… ce sont les nôtres que nous mettons en avant.

Pour la suite, pourquoi ne pas rendre l’événement annuel ?
S.H : Ce n’est pas notre objectif. Tous les deux ans, cela nous semble bien. De plus, il y a beaucoup d’événements au Château tout au long de l’année, notamment avec la troupe de théâtre de Duillier, le Carlaton. Et cela prend pas mal de temps que de tout organiser. Non, non, tous les deux ans, c’est bien ! (Rire)

Quel est votre coup de cœur de la programmation de cette année ?
S.H : Nous ne programmons que des artistes que nous aimons et que nous voulons mettre en lumière. De ce fait, ils sont tous nos « coups de cœur ». Pour ma part, je me réjouis beaucoup de voir MANAU, car c’est un groupe qui a marqué toute mon adolescence.

Pour une prochaine édition, quel artiste désirez-vous particulièrement avoir à l’affiche ?
S.H : Ed Sheeran, mais là je rêve ! (Rires)

Du Mercredi 29 mai au samedi 1er juin 2019
Château de Duillier

By |2019-05-29T15:12:33+02:00mai 29th, 2019|Culture|0 Comments

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Journaliste de profession spécialisée en horlogerie, culture et gastronomie, je me consacre ici à faire découvrir les dernières nouveautés horlogères, mes coups de coeur littéraires, les artistes musicaux à ne pas rater ou encore mes découvertes culinaires.

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