Éclectique Paléo !

Pour cette nouvelle édition du festival de Nyon, le bien connu Paléo Festival, l’affiche est pour le moins éclectique, emplie de saveurs d’ici et d’ailleurs, allant du rock à la pop, passant par l’électro, le r’n’b ou encore le hip-hop. Satisfaction partagée !

Chaque année, c’est la trépignant attente début avril avant de découvrir la programmation du plus grand festival Open Air de Suisse, l’un des plus grands d’Europe également. Puis s’enchaînent les critiques sur les réseaux sociaux, positives et négatives. Et pourtant, les Nyonnais et Suisses romands sont « au taquet », quitte à dormir devant les portes de la boutique, le jour de la vente des billets. Et internet est en trop-plein de demande d’accès. En soi, c’est le branle-bas de combat pour obtenir son sésame. Bref, s’il y a bien un événement à ne pas manquer durant l’été par ici, c’est le Paléo festival.

Et cette année, les programmateurs ont été plus que généreux en additionnant à l’affiche une multitude de groupes de qualités, récents et/ou iconiques, d’ici et d’ailleurs. Il faut avouer que les artistes suisses font la part belle de cette programmation et sont à chaque fois en extase quand il s’agit de jouer devant « leur » public, devant « leurs » fans (oui, amis et familles, mais pas que !).

Parmi les artistes dont personnellement j’attendais impatiemment le concert figure BRMC, Black Rebel Motorcycle Club. Oui, ce groupe de rock américain aux sonorités alternatives, voire psychédéliques, qui a bercé toute mon adolescence. Programmé relativement tôt, ils ont su motiver le public pour la soirée. Et dieu sait que les spectateurs, et dont moi-même, étaient sous l’emprise de l’hypnotisante voix de Peter Hayes, co-fondateur et leader du groupe. Tout particulièrement dès les premières notes de « Beat The Devil’s Tattoo ». Un concert qui ne s’oubliera pas.

Un autre groupe plus pop et commercial a surpris positivement le public : Kaleo. Oui, ce groupe islandais un peu boys-band, avec un beau gosse huilé genre mannequin qui plait tant aux femmes qu’aux hommes. Et lui, c’est LA surprise vivante sur scène, grâce à sa voix, saisissante, troublante. Qu’on aime ou non les chansons qui tournent en boucle à la radio, une majorité du répertoire de Kaleo est méconnue, à tort. Petite génie de la musique, Jökull Júlíusson offre des chansons sensuelles, touchantes, mais également dynamiques, telle que la très connue « Way Down We Go ». Le public, qui au début du concert était majoritairement des jeunes filles de moins de vingt ans, s’est vite rempli en une foule mêlant tous âges et tous genres. Bref, Kaleo a séduit, aisément.

Parmi les belles découvertes, trois artistes ont retenu mon attention : Vendredi Sur Mer, Charlotte Cardin et Kid Francescoli.

Vendredi Sur Mer, c’est la suissesse expat’ qui s’est barrée à Paris, mais qui aime toujours autant sa Suisse natale. Et c’est une première pour elle à Paléo. Quelques mois plus tôt, c’était à La Parenthèse de Nyon qu’elle jouait, et la voici sur la scène du Chapiteau, plein à craquer. « Une femme à la peau bleue », « Les filles désir », « Larme à gauche », autant de chansons qui aujourd’hui sont sur la bouche de tous les spectateurs, envoûtés, qui connaissent les paroles par cœur. Un concert atypique, et remarquable.

Charlotte Cardin, pour sa part, est la bien adorée de Garou, la québécoise ultra tendance du moment. Ancienne mannequin, chanteuse dans l’âme, elle se lance dans La Voix, version canadienne de The Voice. Et Garou tombe sous le charme. Très rapidement, elle sera la flèche montante de la musique pop-soul-électro. Elle a ouvert les festivités de ce Paléo Festival, remplissant dès mardi 16h30 l’entier du Chapiteau. Avec son album « Main Girl », la belle envoûte par sa voix sensuelle, suave et ses paroles touchantes.

Dernier artiste qui a saisi le public du Paléo Festival, Kid Francescoli. Projet musical pop-électro fondé en 2002, c’est l’année dernière avec un quatrième album, « Play me again », que le groupe assied sa réputation, notamment grâce à une tournée internationale de près de deux ans. Electro que l’on écoute de jour comme de nuit, Kid Francescoli incite aux voyages, et à la fête.

By |2019-03-27T10:08:04+02:00juillet 23rd, 2018|Culture|0 Comments

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Journaliste de profession spécialisée en horlogerie, culture et gastronomie, je me consacre ici à faire découvrir les dernières nouveautés horlogères, mes coups de coeur littéraires, les artistes musicaux à ne pas rater ou encore mes découvertes culinaires.

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