Depuis plus de trois siècles, la manufacture Jaquet Droz surprend par ses créations horlogères issues des Métiers d’Art. Et pour cause, la marque est l’une des plus renommées dans ce domaine, à l’instar de Cartier, Breguet, Blancpain, Vacheron Constantin ou encore Patek Philippe. Sa renommée vient cependant des automates, que Pierre Jaquet Droz concevait brillamment.
Fondée à la Chaux-de-Fonds en 1738, la manufacture Jaquet Droz est particulièrement connue pour ses automates. Certes l’oiseau chanteur en cage lui a apporté renommée, mais également ses trois studieux automates que sont L’Ecrivain, Le Dessinateur et la Musicienne. Bien entendu, la société séduit aussi par ses montres issues des Métiers d’Art, dont les artisans ne manquent aucunement de compétences à travailler l’émail, la peinture, la sculpture, la gravure ou encore le paillonage, spécialité de la maison !


Emerveillée il y a quelques années par la Bird Repeater, la Charming Bird, puis la Lady 8, aujourd’hui la clientèle fidèle de Jaquet Droz n’a pu éviter de tomber sous le charme de la dernière pièce horlogère présentée à Baselworld, la Loving Butterfly Automaton. Véritable ode à la nature et à l’amour, ce garde-temps met en scène un angelot posé sur un char, tiré par un papillon. Cette montre est non seulement une prouesse technique mais également esthétique.
Avec une simple pression sur le poussoir de la couronne, un monde enchanteur prend alors vie. Le papillon se met alors à battre des ailes, tirant ainsi derrière lui l’angelot sur son char animé. La roue se met à tourner dans une agréable illusion d’optique rendue possible grâce à l’association de rayons fixes et mobiles.


Tout ici est travail de finesse et toute la décoration est entièrement réalisée en or. Les arbres, de 0.2 millimètre d’épaisseur, sont apposés un à un tels des aiguilles. La tête de Cupidon, les rênes, le papillon, tout est issu d’un travail de gravure de longue haleine. Le résultat est d’un réalisme bluffant. Afin de donner plus encore de corps à la montre, Jaquet Droz n’a pas hésité à contraster l’or rouge, ou l’or gris, avec le cadran en onyx ou nacre noire de Polynésie.


Le mécanisme automate qui anime le cadran a demandé temps et patience pour sa conception. Trois ans de développement ! Côté cœur mécanique, c’est un mouvement mécanique heures-minutes à remontage automatique Calibre 2653 AT1 qui donne vie au garde-temps. Il est par ailleurs alimenté par deux barillets séparés. Ceux-ci fournissent ainsi une réserve de marche de 68 heures.


À noter ; ces deux modèles, extrêmement complexes, sont une édition plus que limitée à 28 exemplaires chacune.