Voici un livre que tout le monde n’appréciera pas. Surtout pas les représentants du Seigneur, voire le Seigneur lui-même. L’hérésie des propos peut soulever l’indignation chez certain. Et qu’on se le dise, l’Eglise en aurait brûlé plus d’un pour ces propos. José Rodrigues dos Santos n’en a que faire, c’est un roman ! Mais voilà que…

 

Voilà que les thèses avancées sont non seulement intéressantes, mais également d’une telle crédibilité que l’on se demande si là n’est pas « vérité ». Je m’excuse d’avance auprès des judéo-chrétiens qui hurleront à lire ces quelques lignes.

Je ne suis pas croyante. Mais là n’est pas la question. Que l’on croit ou non au bon Seigneur, on peut se questionner sur la véracité de la Bible, sur les actes de Jésus Christ. Même sur son existence. Et c’est bien en cela que j’ai tant apprécié ce roman : bien que n’ayant pas lu la Bible, les hypothèses soulevées ont réussi à me convaincre que la Bible mentait peut-être depuis toujours, sur sa propre religion ! Modifier ses propos et les ajuster comme si les précédents n’avaient jamais existés…oui, cela est mensonge. (Ah, cela vous rappelle aussi « 1984 » de George Orwell, le réajustement des croyances à chaque changement d’alliance des gouvernements ? C’est bien ce que je pensais !)

« L’ultime secret du Christ » est ainsi basé sur la bible et quelqu’un de ses secrets tant bien gardés.

Tomás Noronha, historien et expert en cryptologie, est appelé au cœur de la Bibliothèque du Vatican, pour élucider un message, apposé auprès du corps d’une étudiante sauvagement assassinée. Enquêtant sur l’un des plus anciens manuscrits détenu par l’Eglise, le Codex Vaticanus, elle fouillait là où quelqu’un ne voulait pas que quiconque aille. Le brillant historien, accompagné de l’inspectrice chargée de l’enquête prénommée Valentina, réussira à décoder le message du tueur, ce qui le propulsera dans une enquête haletante qui se cessera de se compliquer, meurtre après meurtre.

Car oui, un autre meurtre surviendra, en Irlande, ainsi qu’en Bulgarie, étrangement aux mêmes dates, presque aux mêmes heures. À côté de chaque corps, un nouveau message. À moins de posséder le don d’ubiquité, ce sont donc plusieurs meurtriers dont a affaire le duo. Et pour résoudre l’énigme qui se cache derrière ces meurtres religieux, ils vont devoir se plonger dans les mystères du livre sacré.

Il me fut impossible de décrocher de ce livre, quitte à en perdre mon sommeil. Car Dos Santos emmène le lecteur jusqu’en Israël, sur les traces de l’une des plus grandes figures de l’humanité : le Christ. Avec suspense et intrigue à vous faire travailler les méninges, l’auteur joue avec vos nerfs.

Bien que certains personnages peuvent manquer de crédibilité dans leur personnalité, et les discours parfois trop simplistes, l’intrigue, elle, vous tiendra en haleine jusqu’aux dernières lignes.

Le livre pourrait se distinguer en trois parties : la première, l’intrigue se met en place et l’historien pose son analyse de la Bible, accompagnée de ses interprétations. Là, nous sommes déjà tombés dans une pressante envie d’en découvrir plus, et vite ! On continue. La deuxième partie, elle, se focalise sur la recherche du travail historique et l’interprétation de différents passages des Testaments. Remise à niveau de nos cours bibliques ou découvertes des écrits qui ont fait l’histoire chrétienne, cette deuxième partie fascine. Parfois un peu long, pouvant nous essouffler, mais sans jamais nous enlever l’envie de connaître la suite. Enfin, la troisième partie, tous les éléments s’imbriquent à grande vitesse, et l’énigme commence à trouver solutions.

C’est donc un excellent moment de divertissement qu’offre José Rodrigues Dos Santos avec son ouvrage. Et pour cela, il est devenu, à mes yeux, un auteur à suivre indéniablement.